L’investissement socialement responsable est un levier d’action pour encourager les entreprises à adopter des pratiques de responsabilité sociétale avancée. Investir implique inévitablement une prise de risque mais ne vous inquiétez pas, il est également possible d’épargner « responsable ».
L’investissement responsable consiste à intégrer des critères extra-financiers dans le processus de sélection des actifs aux côtés des critères purement financiers.
Ces critères extra-financiers sont regroupés sous l’acronyme ESG : Environnement, Social, et Gouvernance. Un fonds responsable va ainsi privilégier des entreprises qui, par exemple, réduisent leur empreinte carbone, respectent leurs employés, ou adoptent des pratiques de gouvernance transparentes.
Ce type d’investissement est né dans les années 1970, aux États-Unis, sous l’impulsion de mouvements éthiques ou religieux refusant de financer certaines activités (armement, tabac, etc.). Il s’est peu à peu structuré en Europe dans les années 1990, puis institutionnalisé avec la création de labels (comme le label ISR en France en 2016) et la montée en puissance de la finance durable.
L’essor de la réglementation européenne en matière de finance durable (Règlement SFDR, taxonomie verte) accentue encore cette dynamique.
Le réchauffement climatique est un constat scientifique partagé. Depuis la révolution industrielle, la température moyenne de la planète a augmenté de plus de 1,1 °C, selon le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat).
Le réchauffement climatique s’accélère puisque les huit années les plus chaudes jamais enregistrées se situent toutes après 2015.
Ses effets sont concrets :
Ces bouleversements affectent déjà l’économie mondiale et exposent certaines entreprises à des risques physiques, réglementaires et de réputation croissants.
Dans ce contexte, il peut sembler pertinent de financer les entreprises prennent en compte les contraintes climatiques. Il peut s’agir par exemple d’épargner sur le compte à terme GREEN de Distingo Bank.
Il existe plusieurs façons labels ou produits permettant d’investir « responsable ».
La démarche ESG est une approche d’analyse qui peut s’appliquer à tous les types d’actifs. Elle vise à évaluer, au-delà des données comptables, le comportement des entreprises en matière environnementale (émissions, gestion des ressources), sociale (relations avec les employés, inclusion) et de gouvernance (structure du conseil d’administration, éthique, prévention de la corruption).
Le label ISR est un gage de transparence et de méthode. Il est délivré à des fonds qui intègrent réellement les critères ESG dans leur gestion, de manière systématique et mesurable. Tous les fonds à démarche ESG ne sont pas labellisés, mais les fonds ISR ont l’obligation d’afficher leurs critères de sélection et leurs impacts.
Le label Greenfin, créé par le ministère de la Transition écologique, va plus loin sur l’aspect environnemental. Il exclut de manière stricte certains secteurs (énergies fossiles, nucléaire) et exige que les investissements financent directement des activités contribuant à la transition énergétique.
Enfin, les fonds solidaires, souvent intégrés dans les plans d’épargne salariale, consacrent une partie de leurs actifs (généralement entre 5 et 10 %) à des entreprises ou associations relevant de l’économie sociale et solidaire. Leur objectif est explicitement tourné vers l’impact social : lutte contre l’exclusion, accès au logement, insertion professionnelle, etc.
Il est possible d’investir dans ces fonds via des contrats d’assurance-vie, des comptes-titres, ou encore des PEA.
Les études disponibles tendent à montrer que les performances des fonds ISR ou ESG sont globalement comparables à celles des fonds traditionnels sur le long terme. Cela pourrait s’expliquer par une meilleure gestion des risques non financiers, une résilience accrue en période de crise, et une sélection rigoureuse des entreprises.
Il ne faut pas confondre épargne et investissement.
S’il est possible (et recommandé) d’investir « responsabe », peut-on épargner « responsable » ? Oui.
Certains produits réglementés intègrent une dimension responsable. C’est notamment le cas du Livret de Développement Durable et Solidaire (LDDS). Il fonctionne comme un Livret A (taux d’intérêt fixe, exonéré d’impôt), mais ses encours sont utilisés pour financer l’économie sociale et solidaire ou la rénovation énergétique des logements.
Certaines banques proposent aussi des livrets solidaires permettant de reverser tout ou partie des intérêts à des associations. Il existe également des comptes à terme orientés vers des objectifs environnementaux.
L’épargne et l’investissement responsables s’inscrivent dans une transformation durable du paysage financier, en réponse à des enjeux sociétaux majeurs.
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